La première guerre « mondiale »

Michel André on The Great Peloponnesian War, by Luciano Canfora

Témoin de ce conflit qui ravagea la Grèce pendant près d’un demi-siècle, Thucydide avait raison d’y voir une guerre « mondiale », en ce qu’elle impliquait « la plus grande partie de l’humanité » du monde connu, écrit l’historien italien Luciano Canfora.

Les guerres de grande ampleur n’ont pas manqué dans l’Antiquité : guerres médiques entre la Grèce et la Perse au début du Ve siècle av. J.-C., campagnes de conquête d’Alexandre le Grand au IVe siècle, guerres puniques opposant Rome et Carthage aux IIIet IIe siècles, guerre des Gaules de Jules César au Ier siècle avant notre ère. De toutes, celle qui a le plus marqué les esprits est la guerre du Péloponnèse qui, durant la seconde moitié du Vsiècle, mit aux prises les deux villes d’Athènes (une cité démocratique) et de Sparte (sous régime oligarchique) ainsi que les coalitions bâties autour d’elles. Les historiens n’ont cessé de se pencher sur elle, on l’enseigne dans les écoles militaires, les spécialistes de géopolitique l’utilisent volontiers comme grille de lecture des relations internationales, par exemple des rapports des États-Unis et de la Chine.

L’attention particulière dont bénéficie ce conflit s’explique par plusieurs raisons. Son bilan matériel fut considérable et elle décima la population de plusieurs des villes engagées dans les combats, à commencer par Athènes, dont les élites payèrent un lourd tribut. Cet affrontement marque par ailleurs la fin, sinon de l’âge d’or de la civilisation grecque classique, qui se poursuivit au IVe siècle (les œuvres des philosophes Platon et Aristote sont postérieures à sa conclusion), à tout le moins de la domination politique et artistique d’Athènes, marquée par la construction du Parthénon et les grandes tragédies d’Eschyle, Sophocle et Euripide. Enfin et surtout, l’histoire de la guerre du Péloponnèse nous a été racontée en détail par celui que l’on considère, davantage encore que son prédécesseur immédiat, Hérodote, comme le premier historien au sens moderne du terme, Thucydide, qui en fait un récit à la fois factuellement précis et accompagné d’explications. Bien qu’ayant lui-même participé à la guerre (il était un des « stratèges », c’est-à-dire un des généraux de l’armée athénienne), il présente de son déroulement une vision équilibrée et aussi objective que possible. Les seuls éléments de fiction qui apparaissent dans son texte sont les discours qu’il met dans la bouche de certains acteurs, dont la fameuse oraison funèbre prononcée par le grand homme d’État Périclès, le plus célèbre morceau d’éloquence de ce genre avec le discours de Gettysburg d’Abraham Lincoln : faire énoncer sous cette forme les points de vue des différents protagonistes était alors un procédé rhétorique courant. Interrompu par sa mort, vraisemblablement autour de 396, son récit s’arrête en 411, quelques années avant la fin de la guerre. Les dernières années de celle-ci seront narrées par Xénophon dans les Helléniques.

Les historiens distinguent traditionnellement trois grande phases dans la guerre du Péloponnèse. La première démarre avec une série d’incursions des troupes de Sparte dans l’Attique, la partie continentale de la Grèce, où se situe Athènes. À l’issue des guerres médiques qu’ils avaient remportées contre les Perses grâce à leur victoire lors de la bataille terrestre de Marathon et celle, navale, de Salamine, les Athéniens avaient constitué avec plusieurs autres cités une ligue défensive, dite de Délos, qui se transforma rapidement en un empire de caractère colonial : en échange de sa protection, Athènes exigeait des villes qui lui étaient associées un lourd tribut, tout en leur interdisant de construire une flotte. Effrayés par les vues qu’avaient apparemment les Athéniens sur le Péloponnèse, la grande presqu’île où se situe Sparte, les Spartiates lancèrent des attaques préventives qui les conduisirent jusqu’à proximité d’Athènes. Dans un premier temps, celle-ci mit en œuvre une stratégie défensive en laissant les citoyens de l’Attique se réfugier derrière les hauts murs qui protégeaient la ville et l’accès à son port, le Pirée. Une épidémie de « peste » de nature inconnue (le typhus ou une autre maladie transmissible) frappa toutefois durement la population, emportant notamment Périclès. À l’initiative de son successeur Cléon, et sous la direction d’un autre général, Démosthène (sans rapport avec le célèbre orateur du siècle suivant), les Athéniens lancèrent à leur tour des offensives dans le Péloponnèse.

Une trêve de six ans marque le début de la deuxième phase, qui vit toutefois éclater une série de guerres par procuration entre les villes de la ligue de Délos et celles du Péloponnèse, emmenées par Sparte. Une bataille de grande ampleur entre les troupes des deux villes et leurs alliés permit à Sparte de reprendre le contrôle du Péloponnèse. En 415, Athènes s’engageait dans une expédition en Sicile dont l’objectif affiché était de défendre une de ses villes amies contre une attaque de la cité de Syracuse, alliée de Sparte. L’opération finit en désastre. Les Athéniens perdirent toute leur flotte et leurs troupes furent massacrées ou capturées par les soldats de Syracuse et ceux de Sparte. La troisième phase se caractérise par l’entrée en jeu de la Perse, qui aida Sparte, jusqu’alors puissance terrestre face à la puissance maritime d’Athènes, à s’équiper d’une flotte de guerre. La défaite d’Athènes face à l’escadre des navires spartiates commandée par le très habile général Lysandre précipita sa défaite et sa capitulation. Dans les années qui suivirent, un empire spartiate se substitua à l’empire athénien. Un régime oligarchique aux ordres de Sparte fut installé à Athènes, bientôt ravagée par une guerre civile conduisant à la restauration de la démocratie. Athènes récupéra son pouvoir dans les décennies suivantes avant que Philippe II et son fils Alexandre le Grand n’unifient l’ensemble du territoire grec au sein d’un nouvel empire. Ce ne sont là que les grandes lignes : ces trente années de la guerre furent émaillées de conflits locaux et intermittents, de luttes intestines entre factions soutenues par les deux belligérants, de retournements d’alliance et de loyauté : un des plus brillants généraux athéniens, Alcibiade, craignant pour sa vie parce qu’il était accusé de sacrilège, se mit un temps au service de Sparte, puis des Perses, avant d’être rappelé par Athènes.

Thucydide énonce avec beaucoup de clarté, de précision et d’intelligence des questions que nous nous posons encore aujourd’hui au sujet de la guerre du Péloponnèse et de la guerre en général. Son texte et les événements qu’il décrit et analyse sont donc un sujet d’étude classique. Parmi ceux qui s’y sont récemment intéressés figurent notamment des historiens américains de sensibilité conservatrice. Dans une somme en quatre volumes qui fait autorité, Donald Kagan reconstitue l’enchaînement des épisodes en montrant de quelle manière ils mettent en lumière des constantes de la nature humaine : la lutte féroce pour le pouvoir et la manière dont, pour reprendre les termes de Thucydide, les hommes se font la guerre « par peur, pour l’honneur et par intérêt ». Spécialiste de l’histoire militaire, Victor Davis Hanson consacre de longues pages à l’armement et à l’équipement des hoplites et aux techniques de combat des phalanges, formations compactes de fantassins qui demeureront très lourdes jusqu’à leur modernisation par Alexandre le Grand, ainsi qu’à la manœuvre des trières de guerre à plusieurs rangs de rameurs, la composition de leurs équipages et leurs divers usages, du transport de troupes à l’éperonnage des vaisseaux ennemis.

Le livre de Luciano Canfora sur la guerre du Péloponnèse est d’une autre nature. Bien qu’il suive en gros l’ordre chronologique, il ne se veut pas un récit complet des événements mais présente, à propos d’une sélection d’épisodes, une série de réflexions sur leur signification profonde. Philologue autant qu’historien, et classiciste aguerri naviguant dans l’histoire grecque et romaine avec une grande aisance, Canfora multiplie les observations judicieuses au sujet du texte de Thucydide et d’autres auteurs postérieurs qui ont traité du conflit. « Communiste sans parti » depuis la dissolution du parti communiste italien, il a conservé de sa formation marxiste une propension à privilégier, dans l’explication historique, les facteurs économiques et matériels, le rôle des idéologies et les causes structurelles, à l’intérieur de cadres de référence larges, dans le temps comme dans l’espace.

Ceci le conduit à proposer des dates de début et de fin de la guerre différentes de celles traditionnellement retenues. Pour lui, le conflit commence, non, comme on le dit le plus souvent, avec l’invasion de l’Attique par les troupes de Sparte en 431 av. J.-C., mais en 447, au moment où se constitue, en opposition à Athènes, la ligue béotienne associant Thèbes et Sparte. On pourrait même la faire débuter, suggère-t-il, en 478, au moment où Athènes crée la ligue de Délos et où sont érigées ses murailles. Elle ne se termine par ailleurs pas en 404, avec la destruction de ces mêmes murailles, mais en 394, lorsque celles-ci sont reconstruites, voire en 378 avec la création, par Athènes, d’une nouvelle ligue. À ses yeux, la guerre du Péloponnèse doit être comprise, au-delà de la rivalité entre Athènes et Sparte, comme le produit de la lutte pour le contrôle de la Méditerranée entre l’empire athénien et l’empire perse. À l’origine de la guerre, il y a l’impérialisme de la « thalassocratie athénienne », et en ce sens la guerre menée par Sparte est une guerre défensive. Canfora reprend à son compte la comparaison avec d’autres puissances maritimes comme l’empire anglais au XIXsiècle ou les États-Unis au XXainsi que la comparaison souvent faite avec la Première Guerre mondiale, dans laquelle leur rivalité a entraîné les grands empires européens. Thucydide a raison, dit-il, de présenter ce conflit comme une guerre « mondiale » impliquant « la plus grande partie de l’humanité », le monde connu couvrant alors l’Europe occidentale, le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient : au-delà de Syracuse, Alcibiade entendait prendre le contrôle de l’ensemble de la Sicile et même de Carthage. Et, durant cette période, tant Athènes que la Perse sont intervenues en Égypte, grenier à blé de toute la Méditerranée et objet de toutes les convoitises.

Canfora insiste par ailleurs sur le rôle important joué par la propagande dans la conduite de la guerre. Athènes affirmait apporter la démocratie aux villes qu’elle plaçait sous son autorité et sa protection, et Sparte prétendait lutter pour libérer ces mêmes villes de la tyrannie athénienne. Dans un cas comme dans l’autre, la rhétorique employée n’était pas seulement un instrument d’autojustification mais une arme utilisée pour convaincre les alliés potentiels. En matière philologique, Luciano Canfora défend des thèses qui s’écartent du consensus. Il est généralement admis que Thucydide, puni pour n’avoir pas réussi à empêcher la prise d’Amphipolis par Sparte, a écrit une partie importante de son histoire de la guerre du Péloponnèse en exil, sur la base de récits de témoins. Canfora suggère que sa fortune (il était un riche aristocrate) lui a permis de les payer pour leur contribution. Mais surtout, il soutient qu’il n’a pas été exilé et a été le témoin oculaire direct de beaucoup des faits qu’il rapporte. Il affirme également qu’une partie de son texte a été mise en forme par Xénophon.

Dans l’ensemble, Luciano Canfora crédite Thucydide d’avoir parfaitement saisi à quel point les trente ans de combats interrompus de trêves qu’il raconte constituaient un événement historique unique. Il le félicite d’avoir réussi à identifier, sous-jacentes aux causes occasionnelles, les causes profondes de la guerre. Il le loue pour sa rigueur, son sens politique et son réalisme, qualités qui lui sont universellement reconnues : Nietzsche recommandait de le lire, à côté de Machiavel, pour cette raison.

L’application des analyses de Thucydide à d’autres épisodes historiques ou à la compréhension de la situation internationale actuelle peut se révéler extrêmement éclairante mais conduit parfois aussi à des simplifications basées sur d’évidents anachronismes, des inférences abusives et des rapprochements hâtifs. C’est le cas de toutes les comparaisons historiques. Les enseignements qu’historiens, spécialistes des relations internationales et responsables politiques tirent de son histoire de la guerre du Péloponnèse varient selon leur tempérament et leur idéologie. C’est le cas de toutes les œuvres de l’esprit d’une grande richesse, qui sont une inépuisable source d’inspiration. On continuera longtemps à lire Thucydide.

Vicenza Storia Festival

 

VICENZA STORIA FESTIVAL
Oriente Occidente

Dall’11 al 13 aprile 2025 otto Lezioni di Storia al Teatro Olimpico di Vicenza

 

Al via dall’11 al 13 aprile 2025, nella suggestiva cornice del Teatro Olimpico di Vicenza, la prima edizione del Vicenza Storia Festival. In programma otto appuntamenti con alcuni tra i più autorevoli storici italiani.

Oriente Occidente il tema intorno al quale graviteranno le Lezioni: le culture di matrice orientale e quelle di matrice occidentale si confrontano infatti da sempre e, pur tra scontri e resistenze di ogni tipo, ognuna ha contribuito allo sviluppo dell’altra in modo importante. Dietro battaglie e conquiste ci sono contaminazioni e influenze che hanno creato reciproci debiti e crediti, spesso positivi per il progresso intellettuale del mondo. Ce ne parlano il rapporto conflittuale dei Greci coi Persiani, dei Romani con i loro tanti ‘orienti’ e coi barbari, delle culture di matrice latina nei confronti dell’invasione araba. Ma ce ne parlano anche, più recentemente, la fascinazione che sul nostro modo di pensare continuano ad esercitare dopo venticinque secoli le grandi religioni orientali, e influenze più leggere come quelle collegate alla moda.

Sarà Alessandro Barbero ad aprire la prima giornata del Festival, venerdì 11 aprile alle 18.30, con un indimenticabile viaggio “ai confini dell’Europa”, da Adrianopoli a Poitiers. Appuntamento poi alle 21.00 con Alessandro Vanoli: l’invenzione dell’Occidente di cui narrerà è la storia di come una direzione divenne poco alla volta uno spazio pensabile.

Sabato 12 aprile, a partire dalle 18.30, sarà la letteratura – nelle parole di Laura Pepe – il filo rosso da seguire alla scoperta dei confini del mondo secondo i Greci, a partire naturalmente dall’Odissea. Vito Mancuso ricostruirà poi, alle 21.00, come il pensiero di Socrate, Buddha, Confucio e Gesù riesca a tracciare ancora – dopo venti, venticinque secoli – la strada utile a percorrere i sentieri della nostra esistenza.

L’incontro delle 10.30 di domenica 13 aprile riporterà indietro a un viaggio di Cleopatra a Roma, nel racconto di Francesca Cenerini: una stagione che avrà enorme incidenza sulla cultura e sui gusti dei romani. Un vero salto avanti nel tempo poi con Simona Colarizi: la sua lezione, alle 12.30, sarà occasione per ricostruire le conseguenze di quella settimana del 1945 in cui a Yalta i leader delle tre potenze vincitrici decisero il nuovo assetto da dare al mondo. Alle 14.30 un tuffo tra seta e perle, quelle che riempivano scintillanti le pagine di Marco Polo: Maria Giuseppina Muzzarelli condurrà il pubblico nella costruzione di uno stile e di un immaginario, dal Milione a Prada. A chiudere le tre giornate del Festival, alle 16.30, la lezione di Luciano Canfora: dalle guerre persiane all’odierna autoesaltazione, è tempo di destrutturare il mito – un autoinganno – che esista un ‘Occidente’ in opposizione al resto del mondo.

L’evento è ideato e progettato dagli Editori Laterza, organizzato da Athesis in collaborazione con Città di Vicenza e Fondazione di Storia.
Numerosi e importanti i partner: Vicenza Storia Festival vede come Platinum Partner Enel, Main Partner Banca delle Terre Venete Credito Cooperativo e Zeta Farmaceutici Group, Event Supporter Vitevis Cantine. Digital Partner Zeep!

 

INFO BIGLIETTERIA

Biglietti con posti numerati in vendita a partire dal 10 marzo: dal 10 al 24 marzo la vendita sarà riservata ai soli abbonamenti; dal 25 marzo partirà la vendita dei biglietti per le singole lezioni.
Vendita online sul sito www.boxol.it, infoline 045 8011154 (Lun-Ven 9:30-12:30 / 15:30-19:00. Sab 9:30-12:30).
Abbonamento: 70 euro + 2 euro di prevendita; ridotto under 25: 40 euro + 2 euro di prevendita; biglietto singolo: 10 euro +1.5 euro di prevendita; ridotto under 25: 6 euro +1.5 euro di prevendita.

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Tutti gli eventi si potranno seguire in streaming

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PROGRAMMA

 

Venerdì 11 aprile 2025

 

Ore 18.30
Alessandro Barbero
AI CONFINI DELL’EUROPA. DA ADRIANOPOLI A POITIERS

Nel 378, ad Adrianopoli, i Romani sperimentano sulla loro pelle i pericoli che possono venire da un Oriente semisconosciuto. Tre secoli e mezzo dopo, nel 732, a Poitiers viene fermata l’espansione araba. Un cronista scrive che è una vittoria degli “europei”: è la prima volta che questo termine viene usato per indicare gli abitanti della parte occidentale, cristiana e cattolica, del continente. Ai confini politici e geografici si aggiungono quelli basati sull’identità culturale.
Alessandro Barbero ha insegnato Storia medievale presso l’Università del Piemonte Orientale. Il suo ultimo libro è All’arme! All’arme! I priori fanno carne!, Roma, 2023.

 

Ore 21.00
Alessandro Vanoli
L’INVENZIONE DELL’OCCIDENTE

Nel 1494, soltanto due anni dopo la scoperta dell’America, a Tordesillas, veniva firmato un trattato tra Spagna e Portogallo che divideva il mondo in due parti. Da quel momento l’Occidente divenne qualcosa di sempre più pensabile. Quella che seguì è la storia di come una direzione divenne poco alla volta uno spazio pensabile. Una storia di navigatori e di geografi, ma anche e soprattutto di imperi e di possesso. E il punto di arrivo di questa storia siamo noi.
Alessandro Vanoli è storico e scrittore. Il suo ultimo libro è L’invenzione dell’occidente, Roma, 2024.

 

Sabato 12 aprile 2025

 

Ore 18.30
Laura Pepe
I CONFINI DEL MONDO SECONDO I GRECI

Se si fosse messo per mare e, con pazienza e fortuna, ne avesse percorso un lungo tratto, un uomo greco vissuto ai tempi di Omero sarebbe giunto ai confini di Oceano, in un luogo perennemente avvolto dalla nebbia e dalle nubi, mai riscaldato dai raggi del sole. Nel profondo Nord, forse, ma chissà: difficile, se non impossibile, individuare con precisione la geografia omerica. Attraverso il filo rosso della letteratura (a partire naturalmente dall’Odissea) un viaggio per scoprire i confini del mondo secondo i Greci.
Laura Pepe insegna Istituzioni di diritto romano e Diritto greco antico all’Università degli Studi di Milano. Il suo ultimo libro è Sparta, Roma, 2024.

 

Ore 21.00
Vito Mancuso
I QUATTRO MAESTRI TRA ORIENTE E OCCIDENTE: SOCRATE, BUDDHA, CONFUCIO E GES

Socrate, l’educatore. Buddha, il medico. Confucio, il politico. Gesù, il profeta. Nel pensiero di queste quattro figure – tutte collocabili tra il VI secolo a.C. e l’inizio dell’era cristiana – gli insegnamenti ancora validi e preziosi per noi, uomini e donne di oggi. Dopo 20, 25 secoli la loro parola conquista ancora miliardi di persone. Perché sono ancora loro a tracciare la strada utile a percorrere con maggiore consapevolezza gli impervi sentieri della nostra esistenza?
Vito Mancuso è teologo. Insegna al master di Meditazione e neuroscienze dell’Università di Udine. Il suo ultimo libro è Liberi di vivere, Trento, 2024.

 

Domenica 13 aprile 2025

 

Ore 10.30
Francesca Cenerini
CLEOPATRA: L’ORIENTE A ROMA

L’ultima regina della dinastia tolemaica giunge nell’Urbe per la prima volta e alloggia nella villa di Cesare. La storia di Roma di quegli anni s’interseca non solo con i destini dell’Egitto ma anche con le storie della Palestina, dell’Africa e dell’Asia. Inizia una stagione che avrà enorme incidenza sulla cultura e sui gusti dei romani. Lo scontro tra Antonio e Ottaviano, con una Cleopatra sempre protagonista, segnerà l’opposizione tra l’alterità dell’Oriente e l’identità più profonda di Roma.
Francesca Cenerini insegna Storia romana ed Epigrafia e Istituzioni romane all’Università di Bologna. Il suo ultimo libro è Messalina. Leggenda e storia di una donna pericolosa, Roma, 2024.

 

Ore 12.30
Simona Colarizi
YALTA 1945: I NUOVI CONFINI E L’ILLUSIONE DELLA PACE

Nello spazio di una settimana, dal 4 all’11 febbraio del 1945, a Yalta i tre leader delle potenze vincitrici Churchill, Roosevelt e Stalin decisero il nuovo assetto da dare al mondo alla fine del conflitto. I vincitori smembrarono gli Stati vinti e disegnarono nuovi confini a garanzia di una pace illusoria nel futuro. Ma quale prezzo pagarono i popoli anche quelli che avevano combattuto contri i nazisti invasori? Perché non solo la guerra, anche la pace ha dei costi. A volte altissimi.
Simona Colarizi è professoressa emerita di Storia contemporanea all’Università di Roma La Sapienza. Il suo ultimo libro è La Resistenza lunga. Storia dell’antifascismo 1919-1945, Roma, 2023.

 

Ore 14.30
Maria Giuseppina Muzzarelli
IL SOGNO D’ORIENTE NELLA MODA, DA MARCO POLO A PRADA

Tanta seta e perle nei racconti di Marco Polo: ciò alimenta una visione ideale dell’Oriente come già nel VI secolo avevano fatto i mosaici bizantini di Ravenna. La “moda alla di là” attrae e addomestica la paura del diverso. A fine ‘500, grazie alla stampa, Vecellio fissa e diffonde il modo di vestire ‘all’Orientale’, uno stile destinato a un crescente successo, nei secoli a seguire, anche grazie all’Haute Couture nata a metà ‘800 e fino alle recenti proposte di Dolce e Gabbana o di Prada.
Maria Giuseppina Muzzarelli è stata docente di Storia medievale e Storia della città e Storia del patrimonio culturale della moda all’Università di Bologna. Il suo ultimo libro è La señora. Vita e avventure di Gracia Nasi, Roma, 2024.

 

Ore 16.30
Luciano Canfora
IL FALSO MITO DELL’OCCIDENTE

Dalle guerre persiane all’odierna autoesaltazione, il mito che esista un ‘Occidente’ in opposizione a tutti gli altri (i Greci dicevano ai ‘barbari’), ha vigoreggiato come interpretazione manichea della storia umana. È tempo di destrutturare un autoinganno il cui armamentario mistificante va in crisi ogni volta che l’Occidente prende atto della realtà.
Luciano Canfora è professore emerito dell’Università di Bari. Il suo ultimo libro è La grande guerra del Peloponneso 447-394 a.C., Roma, 2024.

Foibe di Tito e delitti fascisti. Le cicatrici del Nord Est

A cura di Antonio Carioti, La Lettura, 31 gennaio 2021

Le foibe sono voragini naturali, tipiche del Carso e dell’Istria, dove i partigiani comunisti jugoslavi usavano gettare i cadaveri delle loro vittime per farli sparire. Il vocabolo è diventato di uso più comune da quando è stato istituito, nel 2004, il Giorno del Ricordo per le uccisioni delle foibe e l’esodo istriano-dalmata. Una ricorrenza che cade il 10 febbraio (data del trattato di pace con cui l’Italia nel 1947 perse vasti territori al confine orientale) e spesso suscita polemiche. Sulla questione delle violenze esercitate tra il 1943 e il 1945 dai miliziani di Tito in Venezia Giulia e della fuga degli italiani dalle terre annesse alla Jugoslavia abbiamo interpellato Eric Gobetti, autore del libro appena uscito E allora le foibe? (Laterza), e Raoul Pupo, il cui saggio II lungo esodo, uscito qualche anno fa da Rizzoli, andrà in edicola il 9 febbraio con il «Corriere della Sera» in edizione aggiornata.

Qual è il vostro parere sul Giorno del Ricordo e sulle discussioni che provoca quasi ogni anno?

ERIC GOBETTI — È importante che si parli di questa pagina di storia. Ma il racconto mediatico che se ne fa è spesso molto impreciso e non aiuta a capire. Si sta imponendo una verità precostituita, di matrice ideologica nazionalista, che non può essere messa in discussione. Gli studiosi che lo fanno vengono tacciati di «negazionismo» o «riduzionismo» nei riguardi delle violenze jugoslave, a volte addirittura, come è accaduto a me, minacciati pubblicamente dall’estrema destra. Del resto il mio libro è stato preso di mira ancora prima che uscisse. Viene così precluso il dibattito storiografico e si stabilisce un precedente pericoloso.

RAOUL PUPO — Anch’io ho subito attacchi politici del genere, ma sul Giorno del Ricordo esprimo un giudizio più arti-colato. Sono stato contentissimo della sua istituzione, perché si tratta di un doveroso e tardivo riconoscimento delle sofferenze subite da un numero considerevole di nostri concittadini. Inoltre ha consentito il salvataggio di una memoria che stava sparendo, quella degli italiani dell’Istria, di Fiume e di Zara. E ha permesso la reintegrazione nella storia nazionale di quella componente adriatica, che ha un retroterra importante. Anche il fatto che la legge istitutiva sia stata votata quasi all’unanimità è positivo, perché ha sottratto la tragedia istriano-dalmata a un uso di parte.

Tutto bene dunque?

RAOUL PUPO — No, ci sono due problemi. Il primo è che in Venezia Giulia esistono memorie divise, quindi celebrando una di esse si entra in tensione con le altre, specie quella della minoranza slovena oppressa dal fascismo. È inevitabile, ma è una difficoltà che si può bilanciare con la politica, come per esempio si è fatto tra Germania e Polonia. Da noi c’è stato un ritardo, da cui sono derivate anche crisi diplomatiche, che però ora è stato recuperato grazie all’azione dei presidenti della Repubblica: prima Giorgio Napolitano nel 2010 e ancora di più Sergio Mattarella nello scorso luglio, quando ha incontrato a Trieste il suo omologo sloveno Borut Pahor.

E il secondo problema?

RAOUL PUPO— Consiste nel fatto che la dimensione bipartisan, chiara nello spirito della legge, si è persa per strada. C’è stata un’appropriazione da destra, con le forme e i contenuti nazionalisti di cui parlava Gobetti, che però è bilanciata da iniziative di grande equilibrio, come quelle degli Istituti per la storia della Resistenza, e dal lavoro di formazione dei docenti promosso dal ministero dell’Istruzione. Ci sono tuttavia frange dell’estrema sinistra che tuttora ripetono la versione dei fatti sostenuta dal vecchio regime jugoslavo: le foibe come resa dei conti con i criminali fascisti, l’esodo come prodotto della propaganda nazionalista italiana. E contrastano il Giorno del Ricordo come una festa della destra, la quale a sua volta è ben lieta di questa reazione, che le permette d’intestarsi il dramma istriano: come spesso avviene, le estreme si sostengono a vicenda.

ERIC GOBETTI — Però le posizioni di sinistra radicale oggi sono decisamente marginali, anche se fanno rumore. Pochi difendono in modo acritico l’operato delle forze partigiane di Tito. Il problema è che le giuste critiche rivolte al comunismo stalinista (jugoslavo, ma anche italiano) vengono portate all’eccesso fino a capovolgere il significato storico degli eventi. Si arriva così a rivalutare chi si opponeva in armi a Tito, cioè fascisti e nazisti, in pieno contrasto con le fondamenta antifasciste della nostra Repubblica. Mi viene in mente il film Rosso Istria di Maximiliano Hernando Bruno, in cui gli eroi, aggrediti dai feroci partigiani jugoslavi, stanno dalla parte del Terzo Reich. Gli opposti estremismi evocati da lupo esistono fino a un certo punto: a sinistra ci sono frange esigue, come si accennava prima; mentre dall’altra parte ci sono amministrazioni pubbliche importanti che fanno proprio quel film e lo regalano alle scuole. Anche la graphic novel Foiba rossa dell’editrice di estrema destra Ferrogallico è stata distribuita nelle scuole del Veneto e del Friuli-Venezia Giulia.

RAOUL PUPO — Indubbiamente c’è una campagna in atto da parte della destra, che rivendica a sé le vittime del confine orientale. Questo è inaccettabile, perché non tutti coloro che furono uccisi erano fascisti, anche se certo le persone legate al passato regime, che aveva oppresso gli slavi, furono le prime a essere colpite dai partigiani. Qui però stiamo parlando di uso politico della storia, il dibattito tra gli studiosi si svolge su un piano del tutto diverso.

A questo proposito, come mai voi storici respingete l’uso dell’espressione «pulizia etnica» per la vicenda istriano-dalmata?

RAOUL PUPO — Si tratta di un termine inapplicabile al gruppo nazionale italiano, che in quelle zone non era un’etnia, cioè non si definiva in base a un’ereditarietà di sangue, perché si era molto infoltito nel tempo con l’integrazione di persone di varia origine, come si evince facilmente dai loro cognomi. Considerare gli italiani dell’Istria e della Dalmazia sotto un profilo etnico vuol dire tagliarne fuori circa la metà, con un’operazione questa sì davvero «riduzionista». Il termine più appropriato resta quello di esodo, che definisce ima delle possibili modalità di spostamento forzato delle popolazioni.

Ma quanti tipi ne esistono?

RAOUL PUPO — In sostanza sono tre. Il primo è la deportazione: il potere prende il gruppo individuato come bersaglio e lo trasferisce altrove, in campo di concentramento o anche nell’aldilà, come avvenne agli ebrei sotto il nazismo. Il secondo è l’espulsione, applicata ai tedeschi in Polonia e in altri Paesi dell’Europa orientale dopo il 1945: il potere emana una norma che impone alla comunità indesiderata di allontanarsi da un territorio, pena gravi rappresaglie. Infine l’esodo, quando il potere crea condizioni ambientali sfavorevoli per cui un gruppo è indotto ad andarsene. Quest’ultimo è il caso dei giuliano-dalmati: la forma fu quella del diritto d’opzione per l’Italia, ma nella sostanza si trattò di un allontanamento coatto.

ERIC GOBETTI — Il termine pulizia etnica è scorretto, come nota Pupo, ma ne hanno fatto uso sia Napolitano sia Mattarella, a dimostrazione del fatto che un discorso propagandistico errato viene oggi utilizzato anche dai politici più moderati. Va ricordato inoltre che foibe ed esodo sono fenomeni diversi. Anche se c’è un contesto generale di violenza, non sono gli eccidi compiuti dai partigiani di Tito nel settembre 1943 e poi nella primavera- estate del 1945 che spingono gli italiani ad andarsene, perlopiù nel 1947. L’esodo è stato un dramma colossale, le cui ferite non sono ancora rimarginate, ma non può essere rappresentato come un conflitto tra italiani buoni e slavi cattivi. A parte il fatto che c’erano anche italiani schierati dalla parte di Tito, una tale visione propagandistica non fa un buon servizio agli esuli, che vengono ingiustamente assimilati ai fascisti. Purtroppo le associazioni degli istriano-dalmati si sono spesso prestate a questo racconto, ma molti tra i profughi non lo condividono e respingono l’uso politico della loro disgrazia.

Approfondiamo la questione del rapporto tra foibe ed esodo.

RAOUL PUPO— La paura è certamente uno dei fattori che spingono gli istriano-dalmati a lasciare le loro case, non l’unico. Le foibe sono terribili, ma non hanno lo scopo di espellere gli italiani. Vengono però vissute da loro come un monito: «Ecco che cosa potrebbe succedere se vi opponete al nuovo potere jugoslavo». Poi c’è la coercizione strisciante di un regime stalinista quale era all’epoca quello di Tito, che guarda agli italiani con forte sospetto. Così viene indebolita la capacità di resistere. Gli istriano-dalmati vorrebbero restare, ma la politica delle autorità comuniste crea condizioni che per loro sono invivibili dal punto di vista identitario. Così, quando capiscono che il dominio jugoslavo è definitivo, in particolare con il trattato di pace del 1947, le comunità decidono di partire. All’inizio gli italiani meno angariati, gli operai e parte dei contadini, preferiscono rimanere, ma poi la situazione peggiora anche per loro e scelgono di andarsene.

ERIC GOBETTI — L’esodo ha cause molto complesse, politiche, sociali, eco-nomiche e anche nazionali, nella misura in cui le autorità jugoslave diffidano degli italiani perché assimilati al fascismo, secondo una costruzione simbolica prodotta in vent’anni di regime mussoliniano. Lo spostamento del confine verso ovest e il cambiamento di governo dopo la guerra comportano anche una crisi psicologica per gli italiani, dovuta al «rovesciamento» dei rapporti di potere tra le comunità: all’improvviso gli slavi, prima subalterni, diventano dominanti.

Fanno eccezione i comunisti italiani, all’epoca schierati con Tito.

RAOUL PUPO — Il Pci si trova fra l’incudine e il martello. In Venezia Giulia è presente solo a Trieste e dintorni, in Istria pochissimo. È inevitabile che subisca l’egemonia dei compagni jugoslavi, ben più radicati sul territorio. È di fatto subalterno a Tito, grazie al quale riceve aiuti preziosi. Quindi nel 1943 dà subito per scontato che l’Istria finirà alla Jugoslavia e si trova in difficoltà anche a Trieste e Gorizia, due città rivendicate dagli sloveni che considerano nemico ogni oppositore dell’annessione. Per circa un anno il Pei triestino cerca di tenere una posizione autonoma, dando priorità alla lotta urbana, ma nell’estate del 1944 la sua dirigenza viene sgominata dai nazifascisti e i superstiti accettano la linea rivoluzionaria imposta dalle forze di Tito. Una linea che peraltro piace parecchio ai comunisti del Nord Italia, che vedono con favore l’instaurazione di un regime socialista a Trieste.

Palmiro Togliatti però la pensa diversamente.

RAOUL PUPO — Il segretario del Pci, in sintonia con Iosif Stalin, non persegue la rivoluzione in Italia, ma l’unità antifascista nei Comitati di liberazione nazionale (Cln). E nell’autunno 1944 stipula con Edvard Kardelj, capo dei comunisti sloveni, un’intesa ambigua: rivendica la sua linea unitaria per l’Italia, ma in Venezia Giuba, pur senza schierarsi per la cessione della zona agli jugoslavi, accetta che questi ultimi facciano a modo loro, il che significa liquidare la parte di Resistenza italiana che rifiuta di piegarsi a Tito. Di qui la strage di Porzus, che vede partigiani legati al Pci eliminare resistenti della formazione patriottica Osoppo. A loro volta gli jugoslavi, quando entrano a Trieste nel maggio 1945, eliminano il Cln locale. Poi il Pci ha sostenuto di aver difeso l’italianità della Venezia Giuba, ma lo aveva fatto solo nei limiti consentiti da Tito, che ne capiva le esigenze e ne tollerò l’ambiguità.

ERIC GOBETTI — Bisogna precisare che l’ordine ai partigiani triestini di collaborare con gli sloveni non giunge dal Pci, ma dal Cln dell’Alta Italia (Clnai), in cui erano presenti anche le altre forze politiche antifasciste.

RAOUL PUPO — La linea dei comunisti però va molto oltre le raccomandazioni del Clnai.

ERIC GOBETTI — Il Pci ha interesse a che s’instaurino regimi comunisti ovunque è possibile, Trieste compresa, anche perché Togliatti sa che invece l’Italia finirà nella sfera d’influenza anglo-americana. Ciò non toglie che il Pci abbia svolto un ruolo positivo nella Resistenza, alla Costituente e in seguito, difendendo gli ideali progressisti. Quando poi nel 1948 c’è la rottura tra Mosca e Belgrado, Togliatti si schiera con Stalin come quasi tutti i comunisti del mondo, mentre Tito resiste alle pressioni dell’Urss grazie all’appoggio anglo-americano, ma anche al forte consenso di cui gode nel suo Paese.

Veniamo alle relazioni tra l’Italia e le Repubbliche ex jugoslave, alla luce di quel passato tragico.

RAOUL PUPO — I rapporti tra Roma e Lubiana erano ottimi, anche a livello locale, già prima dell’incontro di luglio tra Mattarella e Pahor, nonostante le memorie divise. Ma il gesto di ricordare insieme le foibe e la repressione fascista a Basovizza, dove ci sono il monumento alle vittime dei partigiani jugoslavi e quello agli irredentisti sloveni fucilati sotto il regime di Mussolini, ha un valore simbolico clamoroso, che può aprire una stagione nuova. Però ci troviamo nel tempo sospeso del Covid. Con il ritorno alla normalità vedremo se la società saprà seguire la via indicata dai due presidenti.

ERIC GOBETTI — lo sono ottimista: credo che l’incontro di Trieste ci autorizzi a ben sperare, dopo i problemi sorti per la strumentalizzazione politica del Giorno del Ricordo. Resta però un elefante nella stanza: la questione enorme e taciuta dei crimini di guerra italiani in Jugoslavia. Oggi i rapporti tra Berlino e Varsavia sono distesi perché la Germania ha riconosciuto le atrocità compiute in Polonia. Sarebbe impensabile che uno statista tedesco ricordasse le sofferenze del suo popolo (dodici milioni di persone espulse dall’Est, quasi due milioni di vittime), senza menzionare Auschwitz. Sarebbe ora che anche i governanti italiani riconoscessero a livello ufficiale orrori come quelli del campo sull’isola di Arbe, dove furono richiusi migliaia di civili slavi e circa 1.500 morirono di stenti.

RAOUL PUPO — Quest’anno in aprile ricorrono ottant’anni dall’invasione italo-tedesca della Jugoslavia. Speriamo che l’occasione venga colta per un gesto del genere.

 

Dal catalogo Laterza:

                

 

A tu per tu con la Commedia

Giuseppe Patota
A tu per tu con la Commedia. Inferno
Letture di Luca Pedron

mercoledì 15 gennaio, ore 18
Teatro Manzoni – via Monte Zebio 14 – Roma


Ingresso libero – prenotazione consigliata
Tel. 06.32.23.634 – WhatsApp 327.89.59.298
e-mail eventi@teatromanzoniroma.it


L’anno è il 1300. Un uomo si è perso nel buio pesto di una selva. Non sa come ci è arrivato, né come uscirne. È terrorizzato. Da qui prende avvio un viaggio a dir poco incredibile, che lo porterà prima nelle viscere della Terra…

Chi ha detto che leggere la Divina Commedia sia un’impresa per pochi? È vero che leggerla è arduo per la lingua in cui è scritta e l’enorme varietà di temi trattati, ma è un’avventura straordinaria. Giuseppe Patota, che ha dedicato parte dei suoi studi alla lingua di Dante, ha trovato il modo di rendere accessibile quest’opera magnifica e complessa perché possa essere capita e apprezzata anche da chi non la conosce, da chi la conosce poco e da chi l’ha conosciuta, ma non se la ricorda.

Giuseppe Patota, professore ordinario di Linguistica italiana nell’Università di Siena, è socio corrispondente dell’Accademia Nazionale dei Lincei, Accademico della Crusca e dell’Arcadia, membro del direttivo della Fondazione “I Lincei per la scuola” e del comitato scientifico della Fondazione Natalino Sapegno. Ha al suo attivo circa centottanta pubblicazioni scientifiche, didattiche o divulgative dedicate alla lingua italiana, alla sua storia e al suo insegnamento. È condirettore, con Valeria Della Valle, del Dizionario dell’italiano Treccani e direttore del Thesaurus Treccani, usciti in prima edizione nel 2018 e in seconda edizione nel 2022.
Il suo nuovo libro, A tu per tu con la Commedia, è ora in libreria.

 

Il Romanzo dell’Italia

 

“IL ROMANZO DELL’ITALIA”

Un ciclo speciale di Lezioni di Storia all’Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone

A Roma, dall’11 febbraio al 26 maggio 2025

 

Al via a febbraio 2025 “Il Romanzo dell’Italia”, il nuovo ciclo speciale di Lezioni di Storia ideato dagli Editori Laterza e realizzato in coproduzione con la Fondazione Musica per Roma. In dialogo con Paolo Di Paolo, storici e storiche si confronteranno – nella Sala Petrassi dell’Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone di Roma – con quattro grandi romanzi che hanno saputo raccontare il fascismo, la Resistenza, la Liberazione.

Ad aprire il ciclo, l’11 febbraio, Emilio Gentile con Gli indifferenti: romanzo d’esordio di un giovanissimo Alberto Moravia, sarà la chiave di lettura degli anni in cui il fascismo svela il suo volto più autoritario e truce, e una larga “zona grigia” della popolazione italiana assiste al consolidamento del regime.

Dalle Cinque storie ferraresi di Giorgio Bassani muoverà poi il dialogo con Anna Foa, che il 19 marzo accompagnerà il pubblico attraverso una stagione violenta – quella delle leggi razziali, della persecuzione antisemita, dell’ombra angosciante della deportazione.

Il 15 aprile con Carlo Greppi si discuterà invece di Resistenza, a partire da un racconto fiabesco ma non edulcorato della lotta partigiana quasi in presa diretta: Il sentiero dei nidi di ragno, romanzo d’esordio di Italo Calvino.

Sarà Benedetta Tobagi a chiudere questo nuovo ciclo il 26 maggio, con una lezione dedicata all’Agnese va a morire di Renata Viganò e alle donne nella lotta partigiana: c’è un’altra storia, fatta di donne come l’Agnese, lavandaia e staffetta, rimasta a lungo nel silenzio e nell’ombra.

 

 

INFO BIGLIETTERIA

Abbonamento: 45 euro; biglietto singolo: 14 euro.
Abbonamento studenti: 20 euro; biglietto singolo studenti: 5 euro.

 

Abbonamenti e biglietti in vendita a partire da sabato 21 dicembre:

  • online sul sito ticketone.it;
  • presso il botteghino dell’Auditorium Parco della Musica, in orario continuato dalle ore 11 alle 20, domenica e festivi dalle 10 alle 18.

 

 

PROGRAMMA

 

11 febbraio 2025, ore 19

Emilio Gentile – IL FASCISMO – Gli indifferenti di Alberto Moravia

Romanzo d’esordio di un giovanissimo Moravia, illumina un interno borghese carico di ipocrisie. L’indifferenza come una posizione esistenziale che diventa politica. Sono gli anni in cui il fascismo svela il suo volto più autoritario e truce e una larga “zona grigia” della popolazione italiana assiste al consolidamento del regime.

Emilio Gentile è professore emerito di Storia contemporanea all’Università “La Sapienza” di Roma.

 

19 marzo 2025, ore 19

Anna Foa – LE LEGGI RAZZIALI – Cinque storie ferraresi di Giorgio Bassani

Cinque racconti del grande autore del Giardino dei Finzi-Contini seguono le vicende di altrettante figure umane segnate dalla cupezza di una stagione incerta e violenta. Le leggi razziali, la persecuzione antisemita scuotono le vite della comunità ebraica di Ferrara, famiglie travolte dalla paura e dall’ombra angosciante della deportazione.

Anna Foa è professoressa emerita di Storia moderna all’Università “La Sapienza” di Roma.

 

15 aprile 2025, ore 19

Carlo Greppi – LA RESISTENZA – Il sentiero dei nidi di ragno di Italo Calvino

La lotta partigiana vista e vissuta da un bambino nel romanzo d’esordio di Calvino: boschi e monti dell’Estremo Ponente ligure, gesti bruschi e misteriosi, giorni di attesa, di paura, di violenza. Un racconto fiabesco ma non edulcorato della lotta partigiana quasi in presa diretta.

Carlo Greppi è storico, scrittore e dottore di ricerca in studi storici.

 

26 maggio 2025, ore 19

Benedetta Tobagi – LE DONNE NELLA LOTTA PARTIGIANA – L’Agnese va a morire di Renata Viganò

Le guerre le raccontano gli uomini. Ma c’è un’altra storia, ed è fatta di donne rimaste a lungo nel silenzio e nell’ombra. Donne come l’Agnese di questo romanzo, lavandaia nelle valli di Comacchio. Dopo la cattura e la morte del marito per mano nazifascista, sceglie di collaborare con i partigiani come staffetta.

Benedetta Tobagi è scrittrice e storica, collabora con “la Repubblica”.

Natale 2024: i nostri consigli di lettura

 

 

Guido Barbujani | L’alba della storia. Una rivoluzione iniziata diecimila anni fa

Luciano Canfora | La grande guerra del Peloponneso

Edith Bruck – Andrea Riccardi | Oltre il male

 

David Salomoni | Leonesse. Le guerriere del Rinascimento

Alessandra Viola | Chiedi a una pianta.Come semi, alberi e fiori ci insegnano a essere felici

Laura Pepe | Sparta

 

Christopher Clark | Il fuoco della rivoluzione. L’Europa in lotta per un nuovo mondo 1848-1849

Mario Prignano | Antipapi. Una storia della Chiesa

Guido Alfani | Come dèi fra gli uomini. Una storia dei ricchi in Occidente

Più Libri Più Liberi: i nostri appuntamenti

 

Appuntamento a Roma con Più Libri Più Liberi: ti aspettiamo dal 4 all’8 dicembre allo stand B42, con i nostri libri e un programma ricchissimo.

 

● mercoledì 4 dicembre ●

● ore 15.15 – Arena Repubblica-Robinson
Hotspot: l’Europa al centro della crisi climatica
con Stefano Liberti e Francesca Santolini
modera Luca Fraioli

● sabato 7 dicembre ●

● ore 12.30 – Auditorium
Luciano Canfora 
La grande guerra del Peloponneso
lectio magistralis
introduce Giuseppe Laterza

● ore 13.30 – Sala Sirio
Filippo Maria Nimbi
Sex positive. La rivoluzione gentile che sta cambiando la sessualità
con Maura Gancitano

● ore 15.30 – Sala Sirio
Silvia Ballestra
Una notte nella casa delle fiabe
con Nadia Terranova

● domenica 8 dicembre ●

● ore 12.15 – Sala Luna
Laura Pepe  
Sparta
con Ilaria Gaspari

● ore 14.45 – Sala Luna
Anna Foa 
Il suicidio di Israele
con Marco Damilano

● ore 16.30 – Sala Cometa
Francesco Rutelli 
Città vince, città perde
con Massimiliano Fuksas
modera Monica Guerzoni

Invenzioni: le Lezioni di Storia a Roma

 

“INVENZIONI”

Le Lezioni di Storia tornano

all’Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone

 A Roma, dal primo dicembre 2024 al 13 aprile 2025

 

Si rinnova, a partire dal primo dicembre 2024, l’appuntamento con le Lezioni di Storia all’Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone di Roma: “Invenzioni” è il titolo di questo nuovo ciclo, ideato dagli Editori Laterza e realizzato in coproduzione con la Fondazione Musica per Roma.  

Come nasce un’invenzione? Che sia una ricetta, uno strumento tecnico, uno stile artistico, un simbolo, un concetto politico o un’arma letale… si può, indagando alcune delle invenzioni che hanno segnato la storia dell’umanità, rintracciare un fattore comune nel processo che porta alla nascita di qualcosa di nuovo? E quanto è veramente nuova un’invenzione?

Quello che sembra accomunare le invenzioni scelte per i nove incontri di questo nuovo ciclo di Lezioni è un percorso mai lineare, fatto di viaggi e scambi di idee, di leggende e di coincidenze, ma anche di grandi travagli e battaglie. “Il dubbio”, diceva lo scrittore americano Ambrose Bierce, “è il padre delle invenzioni”: e forse sarà proprio il dubbio a guidarci in questo viaggio.

Riscopriremo insieme storie e protagonisti di innovazioni molto diverse fra loro: dalla scrittura alla democrazia, passando per la bussola, gli spaghetti, il barocco, il saluto romano, la psicoanalisi e la bomba atomica, fino ad arrivare ai nostri giorni, con l’intelligenza artificiale.

Sarà Silvia Ferrara a salire per prima sul palcoscenico il 1° dicembre. Attraverso un viaggio nel tempo e nello spazio, tra Cina, Mesopotamia, Egitto, racconterà come è nata la scrittura ma anche come sono stati inventati i primi segni, e come questi ci parlino della nostra immaginazione.

Il 22 dicembre Luciano Canfora rifletterà sull’invenzione della democrazia: mai parto lessicale fu più doloroso, mai realtà effettuale più mitizzata, fraintesa, strumentalizzata.

Appuntamento al 19 gennaio 2025 con Alessandro Vanoli e la storia della bussola: il racconto di un incontro tra culture che avrebbe cambiato per sempre le sorti della navigazione, e che comincia con un ago calamitato.

Da dove vengono invece gli spaghetti? Nessun piatto, per quanto identitario, affonda le sue radici esclusivamente nel proprio luogo: il 2 febbraio Massimo Montanari sfatando tutti i falsi miti proporrà un’appassionante ricostruzione storica di un simbolo della nostra cultura.

Il 16 febbraio sarà la volta di Francesca Cappelletti: insieme a lei ci chiederemo chi – tra Bernini, Rubens e altri indiziati – ha inventato il barocco.

Alla più riuscita tra le invenzioni storiche del regime fascista sarà dedicata la lezione di Andrea Giardina, il 2 marzo. I Romani non facevano il saluto romano, e gli studiosi lo sanno bene: una trovata che oggi non è pittoresca né innocua.

Il 16 marzo Vittorio Lingiardi parlerà di inconscio e rivoluzione psicoanalitica, terza sfida al nostro egocentrismo dopo quella copernicana e quella darwiniana: non siamo – ci insegna – padroni a casa nostra.

Il 30 marzo Piero Martin si addentrerà nella storia dell’invenzione che Neruda ha definito «frutto terribile d’elettrica bellezza», la bomba atomica. Il Fisico seguirà le tracce di Einstein e Sacharov: emblemi di un’irrisolta contraddizione.

Il 13 aprile Barbara Caputo concluderà il ciclo con una lezione dedicata all’intelligenza artificiale, alle menti brillanti e alle fortunate coincidenze che hanno reso possibile una straordinaria crescita a partire dagli studi di matematica informatica degli anni Cinquanta.

Tutte le lezioni sono introdotte da Paolo Di Paolo.

 

INFO BIGLIETTERIA

Abbonamento: 95 euro; biglietto singolo: 14 euro; abbonamento studenti: 45 euro; biglietto singolo studenti: 5 euro.

Per la vendita dei biglietti e abbonamenti: 

Nuovi abbonamenti in vendita da martedì 15 ottobre; biglietti singoli in vendita da martedì 29 ottobre. Presso il botteghino dell’Auditorium Parco della Musica, in orario continuato:

il 15 Ottobre dalle ore 08:30 alle ore 19:00 (solo il 15 ottobre verranno distribuiti numeri elimina coda a partire dalle ore 08:00.);

tutti i giorni dalle ore 11:00 alle 20:00.

Online sul sito www.ticketone.it

Vista l’alta percentuale di rinnovo, la disponibilità dei posti è limitata. Sarà possibile acquistare un massimo di due abbonamenti, o biglietti, a persona, e nel caso dei biglietti un numero massimo di 6 lezioni su 9.

 

 

PROGRAMMA

 

1° dicembre 2024, ore 11

Silvia Ferrara – LA SCRITTURA

Per capire come è nata la scrittura dobbiamo fare un salto indietro di più di 5000 anni, e percorrere migliaia di chilometri tra Cina, Mesopotamia, Egitto e i popoli Maya, e finire il nostro viaggio sull’isola di Pasqua, dove una scrittura sembra essere stata inventata da zero. Ma non basta, dobbiamo andare ancora più indietro nel tempo, per capire come sono stati inventati i primi segni, e come questi ci parlino della nostra immaginazione, della nostra percezione visiva e del rapporto con ciò che ci circonda.

Silvia Ferrara è professoressa di Filologia micenea e Civiltà egee all’Università di Bologna.

 

22 dicembre 2024, ore 11

Luciano Canfora – LA DEMOCRAZIA

L’invenzione della democrazia. Mai parto lessicale fu più doloroso, mai realtà effettuale fu più mitizzata, fraintesa, strumentalizzata. Eppure si tratta di uno dei meno caduchi ancorché controversi termini del lessico politico. Le più diverse, talora opposte, correnti politiche si pretendono e si presentano tuttora come suoi interpreti autentici.

Luciano Canfora è professore emerito di Filologia greca e latina all’Università di Bari.

 

19 gennaio 2025, ore 11

Alessandro Vanoli – LA BUSSOLA

Dicono sia nata ad Amalfi ma non è del tutto vero. La storia della bussola è la storia dell’incontro tra culture avvenuto sugli oceani attorno al X secolo, tra viaggiatori cinesi, arabi, greci e latini. Un incontro che avrebbe cambiato per sempre le sorti della navigazione, legando le rotte ai venti e alle direzioni geografiche. Un racconto che comincia con un ago calamitato e che continua sui segni tracciati nelle carte nautiche, sino all’accelerazione tecnologica contemporanea.

Alessandro Vanoli, storico e scrittore, è esperto di storia mediterranea.

 

2 febbraio 2025, ore 11

Massimo Montanari – GLI SPAGHETTI

Molti pensano che gli spaghetti siano stati inventati dai cinesi e portati in Italia da Marco Polo, ma si tratta di una fake news pubblicata nel 1929 dall’organo dei produttori americani di pasta, il “Macaroni Journal”. In realtà gli spaghetti vengono sì dall’Oriente, ma da regioni e culture più vicine a noi (l’impero persiano) e a farli conoscere in Italia sono stati gli arabi. Rimane indiscusso che è stato in Italia che le potenzialità di questo prodotto sono state valorizzate in modo straordinario, facendone un segno identitario della nostra cucina.

Massimo Montanari è professore emerito di Storia medievale all’Università di Bologna, dove ha insegnato per molti anni Storia dell’alimentazione.

 

16 febbraio 2025, ore 11

Francesca Cappelletti – IL BAROCCO

Chi ha inventato il Barocco? Abbiamo vari indiziati: Gian Lorenzo Bernini con la sua unità delle arti e la sua concezione coinvolgente e teatrale dell’opera d’arte; Rubens nell’estrema libertà di mescolare naturalismo eccessivo e rilettura della tradizione; gli studiosi dell’Ottocento, che sentivano l’esigenza di distinguere l’arte rinascimentale da quello che era successo dopo la fine del Cinquecento…

Francesca Cappelletti è professoressa di Storia dell’arte moderna all’Università di Ferrara. Da novembre 2020 è direttrice della Galleria Borghese.

 

2 marzo 2025, ore 11

Andrea Giardina – IL SALUTO ROMANO

I Romani non facevano il saluto romano. Gli studiosi lo sanno bene. Eppure ancora oggi, a ogni levata di braccio di un neofascista, viene evocata, tanto naturalmente quanto abusivamente, nella stessa denominazione del gesto, l’antica civiltà romana. Questo accade perché si tratta della più riuscita tra le invenzioni storiche del regime fascista. Una trovata che, sopravvissuta nella nostra Repubblica, nulla ha di pittoresco o di innocuo.

Andrea Giardina è professore emerito di Storia romana, presso la Scuola Normale Superiore di Pisa.

 

16 marzo 2025, ore 11

Vittorio Lingiardi – L’INCONSCIO

Si può parlare di invenzione dell’inconscio? O l’inconscio è sempre stato lì e bastava scoprirlo? Nel 1895, due medici viennesi, Sigmund Freud e Josef Breuer, negli Studi sull’isteria, danno vita scientifica a questo nuovo costrutto. Pochi anni dopo, Freud lo sviluppa nell’Interpretazione dei sogni e descrive la psicoanalisi come la terza sfida al nostro egocentrismo: dopo la rivoluzione copernicana, per cui non siamo più il centro dell’universo, e quella darwiniana, per cui il nostro regno è quello degli animali, la rivoluzione psicoanalitica ci insegna che non siamo padroni a casa nostra.

Vittorio Lingiardi, psichiatra e psicoanalista, è professore di Psicologia dinamica all’Università di Roma “La Sapienza”.

 

30 marzo 2025, ore 11

Pietro Martin – LA BOMBA ATOMICA

Einstein, padre della relatività e pioniere della quantistica. Sacharov, il più giovane membro dell’Accademia Sovietica delle Scienze, autore di ricerche fondamentali su materia e antimateria.  Fisici, paladini dei diritti umani, alfieri della pace, premi Nobel; Einstein per la fisica, Sacharov per la pace. E attori primi nell’invenzione delle bombe atomiche: emblemi di quell’irrisolta contraddizione che ha creato quel «frutto terribile d’elettrica bellezza», come definito da Pablo Neruda.

Piero Martin è professore ordinario di Fisica sperimentale all’Università di Padova.

 

13 aprile 2025, ore 11

Barbara Caputo – L’INTELLIGENZA ARTIFICIALE

Ciò che oggi chiamiamo intelligenza artificiale nasce negli anni Cinquanta da studi di matematica informatica che cercano di automatizzare piccolissime parti del pensiero cognitivo e cresce nei decenni successivi grazie a una combinazione di menti brillanti e di straordinarie coincidenze. E oggi a che punto siamo?

Barbara Caputo, ingegnera, è professoressa al Politecnico di Torino, dove dirige l’Hub sull’Intelligenza artificiale dell’ateneo.

 

[Proposte di lettura]
Salute mentale

 Valentina Furlanetto

Cento giorno che non torno
Storie di pazzia, di ribellione e di libertà

«Mi sembra di vederli questi ragazzi, Franco che passeggia con i romanzi e i libri di scuola sottobraccio per le calli di Venezia, e Rosa che cammina sul ciglio della strada tornando dalla fabbrica, entrambi con i pensieri che si hanno a quell’età: un amore, le amicizie, il futuro.
Cent’anni dopo la nascita di Basaglia cerco di dipanare il groviglio di fili di due vite parallele, in cui si intrecciano storie di guerra, sofferenza, malattia mentale, speranza.»

 

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Antonio Semerari

La relazione terapeutica
Storia, teoria e problemi

Cosa accade nella relazione tra paziente e psicoterapeuta? Con quali concetti e con quali categorie possiamo descrivere adeguatamente gli eventi interpersonali che si sviluppano nella stanza della psicoterapia? In che misura  la relazione contribuisce alla cura e alla guarigione? Cosa deve fare il terapeuta per far sì che la relazione contribuisca alla cura e non diventi un ostacolo al trattamento o un fattore dannoso per il paziente?

 

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Gustavo Pietropolli Charmet

L’insostenibile bisogno di ammirazione

Pietropolli Charmet analizza il passaggio da Edipo a Narciso nell’universo degli adolescenti. Sono pagine che non colpevolizzano nessuno: mostrano i problemi che come adulti, genitori ed educatori oggi dobbiamo affrontare.

Marco Belpoliti, “la Repubblica”

 

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Jeremy D. Safran – J. Christopher Muran

Teoria e pratica dell’alleanza terapeutica
nuova edizione

Attraverso l’esemplificazione di casi clinici e trascrizioni di sedute, gli autori indagano il concetto di alleanza terapeutica, sia nei suoi aspetti teorici che in quelli pratico-operativi. Fondato sugli sviluppi della psicoterapia relazionale, il libro formula chiari principi di intervento riservando un’attenzione particolare ai processi interni del terapeuta e al ruolo che questi svolgono nel ricomporre i momenti di crisi dell’alleanza.

 

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Sophie Lambda

L’amore non basta! Come sono sopravvissuta a un manipolatore

L’amore può declinarsi in molti modi. Alcuni possono rivelarsi distruttivi: per esempio se la persona che amiamo è un narcisista manipolatore che, giorno dopo giorno, rende la nostra vita un vero inferno.

 

 

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I Disturbi di Personalità. Modelli e trattamento

a cura di Giancarlo Dimaggio e Antonio Semerari

Un contributo alla riflessione sulla clinica dei Disturbi della Personalità elaborato dal Terzo Centro di Psicoterapia Cognitiva di Roma. Il volume, diviso in due parti, presenta, nella prima, i Disturbi di Personalità scomposti nelle loro componenti fondamentali e i modelli che spiegano come tali componenti, interagendo fra loro, mantengano la patologia. Nella seconda, formula un modello di trattamento in grado di interrompere questi circuiti disfunzionali.

 

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Emma

Bastava chiedere! 10 storie di femminismo quotidiano

Conosci la scena: sei tornata dal lavoro, hai fatto la spesa, stai preparando la cena e nel frattempo pensi a quando pagare l’affitto / chiamare l’idraulico / prendere la pillola / finire quella mail di lavoro / controllare che i tuoi figli abbiano fatto i compiti / caricare la lavatrice. Tutto questo mentre il tuo compagno ti chiede se per caso sai dove sono finite le sue scarpe. Storie esilaranti e tremendamente serie. Un fumetto femminista che ogni donna (e ogni uomo) dovrebbe leggere.

 

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Curare i casi complessi

a cura di Antonino Carcione, Giuseppe Nicolò e Antonio Semerari 

Nell’attività clinica è in pratica impossibile incontrare un paziente con un disturbo di personalità che non sia diagnosticabile almeno per un altro disturbo di personalità e altri disturbi psichiatrici. Già questo dato rende insostenibile l’attuale nosografia categoriale che sopravvive a se stessa per mancanza di alternative e per l’assenza di linee terapeutiche che prescindano dalle categorie. In questo libro gli autori del Terzo Centro propongono un modello integrato di terapia che va al di là delle diagnosi categoriali e punta al trattamento dei fattori generali della patologia della personalità. In questo contesto particolare enfasi viene posta sullo sviluppo delle funzioni metacognitive e sull’integrazione di procedure e tecniche di psicoterapie diverse.

 

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Antonio Semerari

Storia, teorie e tecniche della psicoterapia cognitiva

Un’introduzione organica e completa alla psicoterapia cognitiva. I più recenti modelli cognitivi della valutazione e dell’intervento psicoterapico sono fatti oggetto di un’accurata trattazione, che si caratterizza per il frequente ricorso ad esempi concreti, tratti da trascrizioni integrali di sedute. Questa vivida presentazione della dimensione pratico-operativa della psicoterapia cognitiva acquata poi respiro sullo sfondo di un’originale ricostruzione storica dell’influenza delle scienze della mente sulle teorie del cognitivismo clinico, da quelle dei pionieri Beck ed Ellis, fino al più recente approccio ‘metacognitivo’, di cui lo stesso autore è uno dei più autorevoli esponenti.

 

Plants are us

Gregory Conti on Phytopolis, by Stefano Mancuso

In this latest book by Italy’s best-known botanist, Stefano Mancuso speaks to his readers where the vast majority of them live, in cities. More and more, and the summer of 2024 is only the most recent and to date most extreme example, that means cities that are so overheated they are at risk of becoming unlivable. Right now, 55% of the world’s population lives in cities; by 2070 70% of us will live there, and as I’m sure you have noticed, our cities are getting hotter. Now, 14% of the urban population experiences intense summer heat. By 2050 the share of the overheated urban population is predicted to reach 45%. Put another way, by 2080, as we are now trending, your city will have the climate of a city almost 500 miles to the south.

So there is no doubt, overheated cities are a serious problem. But I don’t want to give you the wrong impression. Actually, two wrong impressions. Though it is rich in scientific references and information, Phytopolis, like all of Mancuso’s books, is much more than that. More important, the optimism expressed in the subtitle, The Living City, is something Mancuso takes, and wants his readers to take, to heart. Phytopolis describes and explains the problem of urban warming, but it also suggests and describes solutions, some of which have already been tried and are working.

If you know some of Mancuso’s previous books, you will not be surprised that the biggest contribution to solving urban warming will come from plants, particularly trees. From the prologue:

The cities of the future, whether constructed ex novo or renewed, will have to bring nature back inside our new habitat, transforming cities into phytopolises (phyto, or plant + polis, or city), living cities in which the relationship between plants and animals approaches the relationship that we find in nature: 86.7 percent plants and 0.3 percent animals (humans included). This would involve dedicating a large part of the surface area of a city to plants, which is the exact opposite of what happens today. I can’t think of anything more important than this for the future of humanity: recalibrating our relationships with the other living beings, first among them our relationship with plants.

Mancuso cites the examples of Paris, Berlin and especially Seoul, with its more than 16 million new trees, as cities that have already put into place programs to bring nature back into the city. In chapter nine of the book, “Treeways,” he tells of the Brazilian city of Curitiba, population 2 million, which in just a few years has increased its green space from 10.7 square feet to 592 square feet per person by planting millions of trees and creating dozens of parks, but also by turning its main traffic street into a treeway, where cars have been replaced by bicycles and pedestrians, and by adding an efficient rapid transit system.

The real beauty of Phytopolis, however, is much broader and more profound than these encouraging and useful examples. This short and engaging book is most significant for its presentation of how we got to where we are today. Our largely nature-free cities, Mancuso explains, have come about because humans have modeled cities on our own bodies and without reference to or understanding of the living beings that have been the most successful species in adapting to their environment: plants. In chapters that provide a basic overview of the human-based models of urban planning, from the Renaissance to Le Corbusier and Robert Moses, Mancuso offers us a new understanding of our relationship with nature, which we are part of and not separate from and superior to. If we want to make living cities, Mancuso suggests, we must reach a new understanding of how cities, like all living beings, evolve, and how we can learn from plants in adapting to and modifying our environment to ensure our survival and our happiness.

In conclusion, I should note that the publication date chosen by Mancuso’s American publisher, Other Press, is no accident. Like his three previous books published by OP, Phytopolis will be coming out on Earth Day and I can’t think of any better way to celebrate than by reading it, unless perhaps you want to start by reading the others, all published by Other Press and translated by Gregory Conti.

 

 

Gregory Conti – Born and raised in Pittsburgh, he moved to Perugia in 1985. Since then he has taught at the University of Siena (Arezzo), the University of Perugia, Rutgers University, and the University of Rochester (Arezzo). His published translations include works by Giuseppe Berto, Rosetta Loy, Emilio Lussu, Paolo Rumiz, and Stefano Mancuso. He is currently working on a collection of short stories by Leonardo Sciascia and The Jews in Italy by Anna Foa.